Mon nouveau compagnon : Pourquoi j’ai installé un capteur de CO2 à la maison.

On pense souvent que pour respirer un air pur, il suffit de rester chez soi, à l’abri des pots d’échappement. Pourtant, la réalité est surprenante : l’air intérieur est souvent 2 à 5 fois plus pollué que l’air extérieur. A la breathing academy là ou je me suis formée nous avions un capteur dans la salle et il y a peu ils ont partagé un podcast sur le sujet (je mets le lien en bas de l’article) et c’est pour cette raison que j’ai récemment craqué pour un petit appareil : un capteur de CO2 en temps réel. Depuis qu’il est sur mon bureau, ma vision de mon environnement a totalement changé. Et je l’emporte dans chaque atelier que je donne en entreprise, dans des salles ou nous allons nous retrouver à plusieurs.

Le CO2 : Le baromètre invisible de votre santé

Le dioxyde de carbone (CO2) n’est pas un poison en soi, mais c’est le meilleur indicateur du « confinement » d’une pièce. Plus nous respirons, plus nous rejetons du CO2. Si le taux grimpe, cela signifie que l’air ne circule plus et que les polluants (composés organiques volatils, poussières, virus) s’accumulent.

Voici ce que j’ai appris avec mon capteur (exprimé en ppm, parties par million) :

Pourquoi est-ce si important pour « l’atelier du souffle » ?

Vous le savez, je vous parle souvent de l’effet Bohr : cette capacité de votre corps à libérer l’oxygène dans vos muscles et votre cerveau grâce à une bonne gestion du CO2.

Mais il y a un piège ! Si vous vivez dans une pièce où l’air est saturé à 1500 ppm, votre système respiratoire s’épuise à essayer de réguler un environnement déjà « encrassé ». On ne peut pas pratiquer une respiration de qualité dans un air vicié. C’est comme essayer de faire un marathon dans un garage fermé !

Mes 3 découvertes chocs

 * La chambre la nuit : J’ai découvert qu’à deux, dans une chambre fermée, on dépasse les 1200 ppm en moins de trois heures. Pas étonnant qu’on se réveille parfois avec la tête lourde !

 * L’effet « Coup de fouet » : Ouvrir la fenêtre seulement 5 minutes fait chuter le taux de façon spectaculaire. C’est le meilleur complément à vos exercices de respiration.

 * L’ennemi invisible : L’air intérieur stagne. Sans capteur, on s’habitue à la mauvaise odeur et au manque d’air. Le capteur, lui, ne ment jamais.

Mon conseil pour vous

N’attendez pas d’avoir mal à la tête pour réagir. Mon petit capteur affiche une barre verte, orange ou rouge. C’est devenu mon signal : quand ça passe à l’orange, on arrête tout, on ouvre grand et on pratique trois minutes de respiration nasale profonde face à la fenêtre.

Prendre soin de son souffle, c’est aussi prendre soin de l’air que l’on s’apprête à accueillir.

> À noter : Un bon air intérieur, c’est la base de votre énergie. Si vous voulez tester votre propre qualité d’air, je ne peux que vous conseiller d’investir dans un petit moniteur NDIR (la technologie de mesure la plus fiable).

Podcast:https://open.spotify.com/episode/6oejQoLeLokFY29jYLjoFq?si=jwyiE5-oSOudrahRSaYESg

Aérer et respirer pleinement.

Vanessa